dimanche 30 mars 2025

ANXIÉTÉ SOCIALE : MA PIRE ENNEMIE

 Bonjour à toutes et à tous,


On se retrouve aujourd'hui pour un article un peu plus personnel puisqu'il va traiter de mon anxiété sociale.

En 2016 - il y a presque 10 ans -, j'écrivais un article sur ce que je pensais être une "timidité maladive" et la souffrance qu'elle engendrait dans ma vie, mon quotidien. Mais je ne savais pas encore qu'il s'agissait de quelque chose de plus profond.

Comment ai-je pu découvrir ce qui me hantait vraiment ? En 2019, après 5 ans dans la vente, je fais un burnout. À l'époque, j'ai mis longtemps avant de l'accepter alors que j'avais tous les signaux en rouge fluo depuis des mois. Je ne dormais plus les nuits précédant mes jours de travail, je m'éteignais de plus en plus. Même le fait de voir mes collègues préférés ne me donnaient plus envie d'aller travailler. Je prenais tout trop à coeur, j'étais à deux doigts de péter un plomb dès qu'on m'adressait la parole. J'avais des envie de violence et cela ne me ressemblait pas. J'ai fini par me rendre à l'évidence, j'avais beau avoir 26 ans, le burnout était là.

Pourquoi je vous parle de cela ? Parce-que c'est en touchant le fond lors de cette période que j'ai décidé de consulter un psychiatre - et non pas un psychologue car à l'époque je vivais avec 750€ par mois et un loyer à payer -. Et finalement, "grâce" à mon manque d'argent et à ces séances, j'ai appris que je faisais de l'anxiété sociale. Et tout a pris sens.

Je n'avais jamais imaginé que c'était ce dont je souffrais depuis des années - ou devrais-je dire toujours, car je n'ai aucun souvenir d'avoir vécu sans cela un seul jour de ma vie - et néanmoins, quand le psychiatre m'a donnée son diagnostic et m'a expliquée point par point ce trouble, ça m'a libérée. Pourtant, ce n'était pas une "bonne" nouvelle, mais je savais enfin pourquoi j'étais comme ça.


Mais l'anxiété sociale, qu'est-ce que c'est concrètement ?

"Dans le cas du trouble d’anxiété sociale, certaines situations ou certains objets rendent les personnes craintives et anxieuses et les poussent à les éviter. La peur et l’anxiété sont disproportionnées par rapport à la menace réelle.
Bien qu’il soit normal de manifester un peu d’anxiété en société, les personnes qui souffrent de trouble d’anxiété sociale sont si angoissées qu’elles évitent ces situations ou les subissent avec un fort sentiment de malaise.

Les personnes souffrant de trouble d’anxiété sociale s’inquiètent que leurs faits et gestes puissent sembler inappropriés. Elles craignent souvent que leur anxiété n’apparaisse de façon évidente, redoutant de transpirer, de rougir, de vomir, de trembler ou d’avoir la voix tremblante. Elles ont également peur de perdre le fil de leur pensée ou de ne pas parvenir à trouver leurs mots pour s’exprimer.

Certaines anxiétés sociales sont liées à des situations particulières, ne produisant d’anxiété que lorsque la personne doit réaliser une activité particulière en public. La même activité effectuée dans la solitude ne provoque pas d’anxiété. Les situations qui déclenchent souvent de l’anxiété chez une personne atteinte de trouble d’anxiété sociale sont les suivantes :
  • Parler en public
  • Réaliser quelque chose en public, tel que lire un texte ou jouer d’un instrument de musique
  • Manger avec d’autres
  • Rencontrer des personnes inconnues
  • Tenir une conversation
  • Signer un document devant témoins
  • Se rendre dans des toilettes publiques
Certaines personnes présentent des symptômes d’anxiété sociale dans une ou plusieurs situations spécifiques, tandis que d’autres les ressentent dans un plus grand nombre de contextes. Dans les deux types d’anxiété sociale, la personne craint que si elle ne parvient pas à répondre aux attentes des autres ou si elle est scrutée à la loupe dans ses interactions sociales, elle se sente gênée, humiliée, ou rejetée, ou elle offense d’autres personnes." - source -

Comme toute phobie, elle est totalement irrationnelle et certains en ont conscience, ce qui est mon cas. J'ai beau être consciente que je suis dans une situation normale, qu'il n'y a aucune raison de me mettre dans tous mes états, ça ne rate pas, c'est toujours un enfer. C'est incontrôlable.

Peu importe dans quelle situation je me retrouve, j'essaie d'assurer un maximum et en me mettant une telle pression, je fais les choses n'importe comment et ce que je ne voulais pas qui arrive - la plupart du temps qu'on me juge - arrive. Souvent, on me trouve bizarre, et je peux le comprendre quand on n'a pas les informations nécessaires à mon sujet.

Quand quelqu'un essaie d'entamer la conversation avec moi, en général mon cerveau se met en mode "off" et rien ne se passe, c'est le néant. Impossible de construire une phrase dans ma tête, ni même trouver un mot et encore moins sortir un mot avec ma bouche. Et le peu de fois où j'arrive à sortir quelque chose, cela ni queue ni tête, c'est déconstruit, maladroit. Et la personne en face de moi me juge - chose que je voulais éviter absolument à la base - et c'est comme ça, sans cesse.

J'en parlais récemment à ma psy, car ces situations sont terrifiantes et me font souffrir de différentes manières. C'est alors qu'elle m'a dit que c'était la manière dont mon cerveau se protégeait car ces moments étaient vécu comme des - petits - trauma et que c'était la seule façon pour lui de "survivre" à la situation. Et ça m'a fait du bien d'entendre que c'était réel et que ce n'était pas juste une imagination.

Je vous laisse imaginer les difficultés que cela implique dans les relations sociales. Rencontrer des personnes dans la vraie vie pour la première fois est quasi impossible pour moi. Je ne vais pas pouvoir réfléchir pour avoir une conversation, et en général je me retrouve juste à répondre aux questions avec des mots simples sans avoir la possibilité de les retourner - même dire "et toi ?" me demande un courage insurmontable... - Voyez à quel point cela peut être mal interprété ou vu comme un manque de respect par certains interlocuteurs qui ignorent tout de mon trouble. Cela n'aide pas vraiment à retrouver une estime et confiance en soi au top du top.

Ceci est un exemple parmi tant d'autres. Cette anxiété est là, partout, tout le temps, dans plus de situations que je ne veux bien l'admettre.

Dieu merci, je suis née à la bonne époque, grâce à internet j'ai pu rencontrer des personnes merveilleuses et créer une discussion en ligne me permet de pouvoir créer des liens et d'être un peu plus à l'aise lors de la rencontre "dans la vraie vie"Mais cela n'est pas toujours possible, notamment dans le monde du travail.


Par un temps, je faisais souvent des crises de panique. Qu'est-ce que c'est ?

"La crise de panique est caractérisée par l’apparition soudaine d’une peur ou d’un malaise intense accompagné d’au moins 4 des symptômes physiques et émotionnels suivants :

  • Douleur ou gêne thoraciques

  • Sensation de suffocation

  • Vertiges, déséquilibres ou évanouissements

  • Peur de la mort

  • Peur de devenir fou ou de perdre le contrôle

  • Sentiment d’irréalité, d’étrangeté ou de détachement par rapport à son environnement

  • Bouffées vasomotrices ou frissons

  • Nausées, douleurs d’estomac ou diarrhées

  • Sensation d’engourdissement ou de picotement

  • Palpitations ou accélération du rythme cardiaque

  • Essoufflement ou sensation d’étouffement

  • Sueurs

  • Tremblements

Les symptômes des crises de panique comprennent de nombreux types de symptômes physiques, et les personnes ont souvent peur d’avoir un problème médical dangereux impliquant le cœur, les poumons ou le cerveau." - source -

Cela a fini par me créer une peur supplémentaire, celle de faire une crise à un moment inopportun - bien qu'il n'y ait aucun vrai bon moment pour faire une crise... - Mais la plupart du temps cela m'arrivait dans des endroits publics et j'avais cette sensation que j'allais mourir et que personne n'allait s'en rendre compte. J'avais l'impression d'être en dehors de mon corps et pourtant je ressentais chaque symptôme qui était d'une puissance inimaginable.

Il m'arrive encore de faire des crises d'angoisse et c'est clairement le plus difficile à vivre à ce jour. Même si à l'heure actuelle, c'est plutôt à domicile que ça m'arrive et le soir. Mais j'ai espoir que cela finisse pas cesser... Un jour qui sait !


Je crois d'ailleurs, ne jamais avoir voulu prendre en compte mon anxiété sociale pour faire un travail. Mais je réalise de plus en plus de toute l'énergie que je dois puiser chaque jour pour sembler un maximum "normale" et à quel point je suis de plus en plus fatiguée ou devrais-je dire épuisée de mes journées. Et les nuits n'arrivent plus à recharger les batterie comme lorsque j'étais plus jeune. Cela devient donc une difficulté supplémentaire.

D'un côté, exercer un travail aux antipodes de mon anxiété sociale me permet d'évoluer et de faire des progrès que je n'aurais jamais cru possible. mais d'un autre côté, après mon premier burnout, je connais et reconnais les signes qui peuvent alerter.

Je ne sais pas si c'est l'âge ou si c'est le fait qu'on parle de plus en plus de santé mentale, mais maintenant, j'ai envie de m'écouter et savoir quand j'ai l'énergie pour essayer de dépasser mes limites ou quand je dois dire stop pour me protéger.


Je viens d'ailleurs de découvrir récemment que les personnes souffrant d'anxiété n'arrivent pas à garder beaucoup de souvenirs parce-qu'elles étaient trop occupées à essayer de surmonter les situations qu'elles ne vivent pas pleinement le moment et cela les empêche de former des souvenirs comme les autres. Et ça m'a heurtée. Moi qui ai toujours dit que j'avais une mauvaise mémoire et du mal à me souvenir de mon passé, cette information m'a permis de mieux comprendre pourquoi.


Bien sûr, cet article est écrit en 2025, et j'espère voir la même évolution que ces 10 dernières années dans l'avenir. Même si je sais au fond de moi que je vivrai certainement toute ma vie avec cette anxiété sociale, j'espère de tout coeur que j'arriverai à mieux m'écouter et faire des choix qui ne me feront plus souffrir autant que dans le passé. 

J'ai décidé de me traiter aussi bien que je traiterai une personne qui compte pour moi. 


Je resterai sûrement la fille bizarre pour 99% des personnes de ce monde, mais j'arrêterai peut-être de me faire du mal en me répétant sans cesse que je ne suis pas normale.


Je vous écris cet article les larmes aux yeux. Je ne pensais pas fondre en larmes face à ce sujet et pourtant, il semble qu'il me touche bien plus que je ne peux le penser. Et même si je montre rarement mes souffrances aux autres, cet article me rappelle qu'elles sont là et que le meilleur moyen d'évoluer et de les accepter et d'en faire une force. Comment ? Je ne sais pas encore, mais je suis sûre qu'on peut tirer du positif dans toutes les situations.


Cet article, c'est aussi pour vous rappeler que vous n'êtes pas seul.e.s face à vos angoisses, que vous serez sûrement la personne bizarre de quelqu'un d'autre mais que tout ce qui compte, c'est de vous accepter comme vous êtes, d'être entouré.e.s de personnes compréhensives et de ne pas hésiter à demander de l'aide à un professionnel de santé si vous en ressentez le besoin.

Ce n'est pas facile, mais un jour, nous prendrons du recul et nous pourrons être fier.e.s de nous.


A tous mes anxieux.ses, et à tous.tes ceux.lles qui souffrent, nous sommes ensemble. 

Ne lâchez rien, vous êtes sur le bon chemin !


- Je précise que l'anxiété sociale ou tout autre trouble est un diagnostic donné par un professionnel de santé. Si vous avez des doutes, n'hésitez pas à consulter un psychiatre ! -


Mes mots sont peut-être maladroits, il est toujours difficile d'en parler en toute objectivité et en restant clair sur les ressentis. Et peut-être que tout est un peu déconstruit, mais j'espère que vous aurez compris l'essence de cet article.


A très vite, 

Léopoldine

mardi 25 mars 2025

LOOK : un air de printemps

 Bonjour à toutes et à tous,


Ça y est, le printemps a enfin pointé le bout de son nez et quel plaisir pour le moral ! Afin d'être dans le thème, je vous présente aujourd'hui un nouveau look fleuri et coloré... Parfait pour fêter cette nouvelle saison !

Quand j'ai vu cette robe, j'ai su qu'elle ferait partie de mon dressing ! C'est le genre de pièce qui se suffit à elle seule. Un jour sans inspiration ? Cette robe est là ! Que ça soit sa forme - peut-on en parler svp ? Ses manches ballons et cette jupe bien fluffy ! - ou sa matière - très fluide et qui tourne, tout ce qu'on aime ! - tout est fait pour l'aimer !



Pour casser le côté petite fille sage, j'ai associé ma robe avec mon harnais ! Et le fait que ça ajuste à la taille rend le bas plus volumineux, tout ce que j'aime !



J'ai associé le tout avec mes Dr Martens. Une touche de rose, car on a jamais assez de rose - yeux levés vers le ciel -

J'ai choisi de porter mon sac rose afin de faire un clin d'oeil à la robe ! Ne sont-ils pas faits pour être ensemble ?

Le tout avec un de mes petits grigri de sac que je ne quitte plus, n'est-il pas le petit détail adorable de ce look ?

En général, j'essaie d'accorder mon makeup à mes looks et j'étais très contente de faire quelques chose d'un peu plus sombre - ça faisait des années que je n'avais pas mis de rouge à lèvres noir ! - Je crois que je vais le faire un peu plus souvent !

Il me semble vous avoir tout dit sur ce look. J'espère de tout coeur qu'il vous plaira et sera bien dans le thème du printemps à vos yeux !



Crédit photo : @the_yellow_blog

                   Robe - SISTER JANE *
                               Harnais - VIVENNE WESTWOOD *
          Chaussures - DR MARTENS *
Sac à main SIXTINE - LANCEL                   
Grigri de sac - MOI-MÊME
        Boucles d'oreilles - AMARE WITH LOVE
Lunettes de soleil - MIZE PARIS *.  

*produits offerts


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Et vous, aimez-vous ce look ?

À très vite, 
Léopoldine

vendredi 21 mars 2025

BONNE ADRESSE À BORDEAUX : Café Eriu

Bonjour à toutes et à tous,


On se retrouve aujourd'hui pour un article que j'avais hâte d'intégrer à ce blog : les bonnes adresses bordelaises ! Vous n'êtes pas sans avoir que j'ai une passion café et coffee shops... Je crois que si j'étais riche, je serai H24 dans un café à boire des lattes - mais il semblerait que la vie en ait décidé autrement, malgré tout je m'appauvris dans les cafés. Ah, le déni... ! -

La première adresse que je souhaitais partager avec vous est Café ERIU. Il s'agit d'un coffee shop mêlant produits locaux et spécialités d'Irlande. Un vrai vent frais à Bordeaux ! 
J'ai apprécié le fait que la carte change au gré des saisons et propose des plats différents des autres shops - même si j'adore les avocado toast et oeufs Bénédicte que l'on peut trouver assez facilement ailleurs ! -

Niveau nourriture, je suis. assez "difficile", j'avais donc déjà repéré la carte sur internet avant notre venue et choisi le plat que je voulais manger. "Malheureusement", la carte avait changé ! Cependant, j'ai trouvé mon bonheur sans difficulté.

Et petit challenge supplémentaire, mon amoureux étant intolérant au gluten, il fallait trouver un plat qui pourrait le ravir aussi !

Ils ont une large carte des boissons et de plats, notamment avec une version viande, poisson. et végétarienne !

Nous avons commencé par une boisson : un latte avoine pour moi - of course ! - et un cappuccino pour mon amoureux ! Nous avons apprécié ce café qui venait tout droit de Dublin.
Seul point "négatif" pour moi : le latte était servi dans un verre et j'avoue avoir une grande préférence pour une tasse - mais ça, c'est subjectif ! Vous aussi vous avez des préférences de contenant selon les boissons que vous buvez ? -
Maintenant, passons côté food ! Mon amoureux a pris le "veggie dish" : un bouillon dashi (algue kombu et bonite séchée), des nouilles de soba (sarrasin), un oeuf mi-cuit soja et des légumes. Et il s'est régalé !
Ma passion brunch n'étant pas partagée à 100% - il préfère un vrai bon plat cuisiné pour le même prix qu'un plat vendu comme brunch - il était vraiment content de trouver une carte proposant des plats cuisinés et surtout délicieux !
De mon côté, j'ai craqué pour le bacon & eggs : un toast avec du bacon irlandais et 2 oeufs sur le plat. Simple et efficace ! Le bacon était vraiment bon.
Nous avions aussi pris un sausage roll sans vraiment savoir quelle forme cela avait et "malheureusement" c'est arrivé en croûte donc mon amoureux n'a pu manger que la garniture. Mais avec son fenouil et son ketchup maison, c'était vraiment très bon !
Nous voulions essayer cette adresse depuis un moment et sommes heureux d'avoir trouvé un moment pour y aller ! D'ailleurs, si vous souhaitez manger sur place, je vous recommande de réserver car le lieu n'étant pas très grand, il se remplit vite et ça serait dommage de passer à côté !

Avez-vous déjà testé cette adresse ?
Ou avez-vous envie de la tester ?
Je suis curieuse !

INFO PRATIQUES :
Adresse
CAFÉ ERIU
119 rue Fondaudège
33000 BORDEAUX

Horaires :
Lundi à vendredi : 8h30/15h
Samedi et dimanche : 10h/16h

Possibilité de manger sur place ou à emporter


A très vite,
Léopoldine